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La quantité de corail rouge pêchée en Méditerranée est d’environ 70 tonnes par an (estimation des années 1980), dont 5 à 6 tonnes pour le littoral français. La récolte du corail en France est strictement réglementée. Sur l'ensemble de la Corse, la Direction des Affaires Maritimes n'a attribué que 10 dérogations.
La pêche sélective réalisée par le corailleur, s’apparente à une cueillette permettant au corail de se régénérer contrairement aux pêches aveugles effectuées par des chalutiers jadis appelés Corallines. En effet, pendant 12 ans (de 1980 à 1992) et en toute illégalité, ces chalutiers ont véritablement dévastés les fonds marins Corse en utilisant des engins de traîne. La croix de Saint-André, barre de fer lestée de chaînes sur lesquelles sont attaché une trentaine de mètres de filets (appelés fauberts), traînée jadis par le bateau sur des fonds de 80 à 150 mètres, brisait les colonies de corail qui s'emaillaient dans ses filets traînants. Les dégâts sur les fonds sont très importants, c'est une destruction totale de l'écosystème sous marin. Les nuages de vases engendrés par le passage de ce "buldozer du fond des mer" se déposent sur les roches et créent une abscence de photo synthèse laissant derrière eux un univers irrémédiablement lunaire.
L'estimation de la récolte par un tel engin représentait seulement 30 % du corail détruit. Quel saccage ! |